• Aujourd'hui, un garçon de ma classe a refusé de s'asseoir à côté de moi parce que je suis lesbien.

    Quoi, vous voulez que j'ajoute quelque chose, que je gueule, que j'argumente ?

    Non, non.

    Aujourd'hui, ceci est le plus court article que j'ai pu écrire, parce qu'il se résume en une phrase.

    Un garçon de ma classe à refusé de s'asseoir à côté de moi parce que je suis lesbien.


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  • Hey, salut !

    Comment ça, j'ai plagié ma salutation à Bulledop ?

    Aujourd'hui, racontage de vie avec Mx Sasha ^^

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  • Salut les incomprises. Premièrement, c'est pas un beau texte que je vais écrire, ce sera sûrement un eu confus, décousu, brouillon et évidemment bourré de faute d'orthographe ( coucou Sasha ^^). Mais j'ai besoin d'en parler, et surtout d'avoir des conseils. Autre que: "attends un peu, tu verras ça va s'améliorer...". 

    Depuis novembre on va dire, je suis un peu perdue sentimentalement parlant. Je suis amoureuse depuis longtemps de quelqu'un qu'on appellera Néanmoins. C'était simple, tout allait bien et Néanmoins, sans être égocentrique, est sûrement amoureux de moi. On va dire que ça fait un peu près 2 ans et demi-3 ans que je l'aime. Enfin, je devrais dire que je l'aimais, parce que actuellement je sais plus ce que je ressens pour lui. A cause de Machin, alors cette personne je préférerais qu'elle ne soit JAMAIS entrée dans ma vie, il me fait ressentir des émotions pas toutes roses. Pas de problème d'homosexualité dans ce cas-ci, je vous spoile, c'est deux gars. Machin c'est un peu le "rebelle" de la classe, je pense que tout le monde vois le genre, je ne m'éternise pas dessus. J'aime pas trop en parler. Bref, on à commencer à se lancer des regards et moi ça m'a fait un truc, c'était un peu ma drogue ces regards. Je vis dans l'angoisse qu'un jour tout se stoppe, tout s'arrête que ces regard disparaissent. Et dès qu'il y en a moins je me sens pas bien, et j'ai envie de pleurer. Ce serait peut-être un mal pour un bien... Je sais pas ce que je ressens pour lui, mais je suis sûr que ça me touche, car je fais des rêves avec lui, je pense pas mal à ça. Revenons à Néanmoins, tout le monde dit qu'on va bien ensemble, qu'il faudra que je lui dise que je l'aime. Le problème, c'est que je sais plus que je l'aime, à cause de Machin vous vous en doutez j'imagine. J'ai des amies en or, surtout Sasha et Mouse. Mais je n'ai parlé de Machin qu'à Sasha, donc les autres, ba elle savent pas ce que je ressens et je peux pas leur en vouloir! C'est à moi de leur dire si j'en reçois le besoin. Mais ces amies me mettent la pression pour que je lui dise ( à Néanmoins si vous avez perdu le fil, et je vous comprendrais ^^). Avant la fin de l'année scolaire. Alors voilà j'ai peur que me situation n'ait pas évoluée entre maintenant et fin juin, ça me stress, ça m'angoisse. Et vu que j'ai pas envie de parler du truc avec Machin à mes amies et bien je sais pas quoi faire. Je veux pas jouer un rôle ni leur dire que je n'aime plus Néanmoins, car c'est pas totalement vrai en plus. En vérité je pourrais leur dire que je ne suis plus si sûre d'aimer Néanmoins, mais elle vont sûrement dire que je ne me rends pas compte, que je refuse d'admettre que je l'aime... blablabla... Et ça, ça va m'énerver. Je ne supporte pas qu'on fasse comme ci je savais pas comment je me sens. Dans mon propre corps, mon propre esprit! J'ai un message à faire passer à Sasha, je t'ai pas vraiment dit la vérité. En faite je pense plus à Machin, beaucoup plus. Je pense moins à Néanmoins. En faite je pense à Machin et puis comme-ci j'avais un post-it je me dis qu'il y a Néanmoins aussi, mais c'est comme-ci je "m'obligeais" à penser à lui. Toute cette petite histoire m'a bouleversée, je stressais, pleurais... Et, oui c'est bizarre, je me grattais pas mal au pied surtout, la douleur ça me fait penser à autre chose. J'ai même pensé à utiliser un rasoir, mais je l'ai pas fait. Je veux pas entrer là-dedans. En ce moment il y a Sasha donc ça va un peu mieux... Merci à iel.

      


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  • Je m'appelle Charly.

    C'est mon prénom - celui auquel je m'identifie, celui par lequel les personnes qui me connaissent réellement, et qui m'acceptent pour ce que je suis, me désignent.

    Mais on te désigne toujours par un prénom auquel tu t'identifies, me diriez-vous peut-être. En réalité, pas toujours.

    Nombre de personnes ne me nomment pas Charly.
    Nombre de personnes me font même parfois souffrir, en utilisant un autre prénom, en appuyant même sur certaines sonorités, certaines couleurs. Pourtant, oui, j'aime beaucoup ce prénom. Je le trouve même joli, quand on appuie pas sur les sonorités dont je vous parlais. Mais aujourd'hui, ce prénom est incapable de me désigner.

    Ce n'est pas de la coquetterie.
    Ce n'est pas un symptôme de ma crise d'adolescence, qui serait, disons-le franchement, un peu tardif face à ma puberté.

    Reprenons les bases. Je ne suis pas une femme. Même si, souvent, j'utilise des accords et des pronoms qualifiés de féminins, même si l'on me perçoit socialement comme une femme, je ne le suis pas.

    Tu ne me poseras pas de questions sur mes organes génitaux.
    Tu ne te fieras pas à ma carte d'identité.
    Tu ne me diras pas que je ressemble quand même pas mal à.

    Je ne saurais pas te dire ce que je suis exactement. Parce que les constructions sociales sont fragiles en moi, parce qu'un sentiment instinctif et profond ne suffit pas aujourd'hui à se justifier, parce que trop de choses encore ne sont pas reconnues à ce jour.

    Mais je puis te dire des choses que je ne suis pas.
    Et, en l'occurrence... Je ne suis pas une femme.

    Une preuve ?
    Je vais te faire une confidence. Je possède des seins. (Non, ce n'est pas la preuve.)
    Je suis une personne qui vit au quotidien avec une paire de seins, et je les trouve même plutôt rigolos. Ça va paraître étrange à dire, hein. Juste, c'est plutôt mou, plus clair que le reste de sa peau, ça rebondit, c'est tout lisse tout mignon. Ça me fascine un peu, je dirais même que j'aime jouer avec.

    Pourtant, ces seins... Ces seins, parfois, souvent, cela varie suivant les périodes, me font souffrir.
    Pas pour ce qu'ils sont en eux-mêmes. Je ne souffre pas de posséder des seins.
    Mais je ne porte pas de soutiens-gorges.
    J'ai même abandonné les brassières, malgré le mal que ces seins me font parfois, après de longues heures dans les transports en commun, par exemple.

    D'autres soirs, c'est ressentir un manque, un manque cruel qui envahit tout - parasitant le cerveau par l'absence, et le corps de douleurs. Absence étrange.
    Manque de ne pouvoir se mettre torse nu.
    En société.
    Et même chez moi, avec ma famille, mes amis.
    Un manque qu'une personne cisgenre ne comprendra sans doute pas, qui ne lui viendra d'ailleurs peut-être pas à l'esprit. Et pourtant, j'ai déjà passé un weekend de manque-nervosité, difficilement tenable physiquement, où je n'étais pas en état de réaliser quelque chose de constructif.
    Parce que je possédais des seins et qu'en conséquence je réalisais que je ne pouvais pas me mettre torse nu comme quelqu'un n'en possédant pas. Comme le dirait la plupart des gens : "comme un garçon".

    Il existe un mot qui désigne ce genre de ressenti. Dysphorie.
    Phoros, en grec, ça signifie porter. Dys, on pourrait le traduire par difficulté. Dysphorie de genre ?
    Difficulté de supporter le genre qu'on nous a assigné à la naissance.

    Je ne suis pas une femme. Notamment parce que je ressens un profond rejet pour ce qui caractérise socialement une femme, notamment car qu'on me considère ainsi m'est parfois insupportable.

    Je m'appelle Charly. Je ne suis pas une femme. Et voilà un petit aperçu de ce que peut être la dysphorie.

    Respectez-là. Respectez tous les gens comme moi. C'est le premier pas, le plus important. Respectez ces sentiments qui vous paraissent peut-être absurdes. Respectez aussi notre droit à l'euphorie de genre, même si ce n'est pas celui auquel vous nous auriez assigné.

    Nous appartenons tous à une même humanité - acceptons là dans toute sa diversité.


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  • Hey !

    Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler de mon végétarisme !

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